Iron Man 3 : Tony et ses petites contrariétés
Un an après la folie Avengers, Marvel lance sa phase 2 et ouvre les hostilités avec Iron Man 3. Responsable d'un piteux deuxième opus, Jon Favreau passe la main à Shane Black qui, en bon artisan, parvient à rehausser le niveau sans pour autant nous subjuguer.
Suite à l'invasion extraterrestre qui a ravagé New York, Tony Stark (Robert Downey Jr) n'est plus aussi insouciant et à l'aise dans ses pompes de super héros. Apeuré par la profusion de menaces dont peut être victime sa petite amie Pepper Potts (Gwineth Paltrow), le golden boy en armure fait une petite dépression. En plein doute, Stark devra faire face à un terroriste sans pitié, le Mandarin (Ben Kingsley)...
Démarrant en trombe sur la musique la plus magique des années 2000 (I'm blue d'Eiffel 65 tout de même !), Iron Man 3 semble prendre la même voie fun et bigarrée qu' Avengers, "LE" meilleur film Marvel à ce jour. Hélas pour le spectateur, la joie est de courte durée. Se voulant plus sombre que les précédents épisodes, le long métrage ne parvient pas vraiment à choisir entre l'humour inhérent à l'univers du héros ou au sérieux amené par cette nouvelle histoire.
Surfant sur la vague du Batman de Christopher Nolan, Shane Black nous propose un Tony Stark en proie à des questions existentielles dont la sempiternelle est-ce l'homme qui fait l'armure ou l'armure qui fait l'homme ? On retrouve donc l'inventeur arrogant perdre peu à peu de sa superbe. Insomniaque, sujet à des crises d'angoisse et délaissant son couple, Stark, tout comme le Wayne de The Dark Knight Rises, tombe de son piédestal pour finalement finir au plus bas. Ambition louable de la part du réalisateur d'opter pour un virage de la franchise, seulement à force d'alterner entre blagounettes et autres calembours, et situations inextricables, Iron Man 3 vacille en évitant de prendre le risque de s'écarter trop d'un film estampillé Disney.
Un Robert au top
Reprenant les commandes de la trilogie, Shane Black évite le naufrage Iron Man 2 grâce à son aptitude à nous en mettre plein les mirettes. Les scènes de bravoures sont légions, dont une séquence finale étourdissante, les effets spéciaux soignés et la mise en scène efficace. Huit ans après Kiss Kiss Bang Bang, le cinéaste retrouve Robert Downey Jr, toujours l'attraction principal d'Iron Man. L'acteur, encore au top, s'amuse à cabotiner tout en apportant au personnage son charisme et son second degré. Plus sous contrat avec la Marvel, les studios perdraient gros si le comédien se refusait à endosser de nouveau l'armure.
Divertissant dans sa forme, Iron Man 3 offre son lot d'action et de scènes phénoménales. Porté par un très bon Robert Downey Jr, ce troisième épisode annonce une phase 2 des plus spectaculaires. Empruntant un chemin plus tortueux, le film rate l'occasion d'aboutir à une image plus adulte, frôlant de tout près le ridicule. Sans être une grande oeuvre, Iron Man 3, tel un apéritif, ouvrira l’appétit des fans des Avengers,
